Le seul livre  sur l'analyse technique qui rapporte des vérités très désagréables et d'étonnantes bonnes nouvelles!


 

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  1. Contenu

  2. Quelques extraits

  3. Forum de discussion

  4. Correction des exercice

 
Contenu
 

 


(370 pages, 54 Euros, Ed. Gualino- Collection City & York )

Vers le début


Table des matières

Introduction 7

Ch 1 L’analyse technique systématique:
Un long cheminement historique 27

Ch 2 Les marchés sont ils ou non aléatoires ? 39

Ch 3 L’analyse technique et le hasard 59

Ch 4 L’illusion de la prédiction en analyse technique 91

Ch 5 L’illusion acceptée de la pierre philosophale 103

Ch 6 L’illusion graphique 123

Ch 7 Programmation des systèmes de trading 133

Ch 8 Typologie des systèmes de trading 173

Ch 9 Evaluation de la performance des systèmes de trading 213

Ch 10 Optimisation des indicateurs techniques 235

Ch 11 Money management et systèmes de trading 251

Ch 12 Madame Irma, analyste technique ? 259

Ch 13 L’escroquerie aux systèmes de trading 277

Ch 14 Internet, ou la Cour des Miracles de l’analyse technique 299

Ch 15 Soyons positifs ! 323

Ch 16 Pour conclure 333

Ch 17 Annexes:
-Formation rapide à TradeStation 8 et à l’Easy Language 335
-Exercices de programmation

-Lexique 359

-Références utiles 365

 

Contrairement à tous les livres écrits sur le sujet, celui ci est sans concession, et réussira quand même à ne pas désespérer la petite communauté des croyants en l'analyse technique.
Le positionnement de ce livre se situe très loin entre l'admiration béate du savoir faire des gourous de l'AT et les incorrigibles tenants de l'impossible succès de l'analyse technique dû à autre chose que le hasard.
La lecture de cet ouvrage, qui est finalement le résultat de 15 ans de travail personnel et de collaboration avec quelques pointures dans des domaines où je n'ai pas vraiment toutes les compétences requises ne devrait pas vous laisser indifférent, que vous vous intéressiez à l'analyse technique ou non. Même si vous ne vous intéressez pas forcément aux marchés financier, cela peut se lire, et reste abordable pour un large lectorat.

 

Les développeurs y trouveront une méthodologie et un ensemble de conseils généraux qui leur faciliteront la tâche à tous les stages de la vie d’un système de trading.

Les futurs utilisateurs de systèmes et méthodes vendus clé en main sont instamment invités à lire ce livre avant de risquer le moindre argent dans ce genre d’entreprise.

Enfin, les lecteurs intéressés par le débat sur l’opportunité du trading systématique ou discrétionnaire basé sur l’analyse technique ou autre ne pourront pas rester indifférents aux arguments présentés.
En tout cas, l’auteur espère avoir fait tout ce qu’il fallait pour !

Quelques extraits:
CHAPITRE 4 - L’analyse technique et le hasard


Au risque de me répéter, H .Working a publié en 1934 un article intitulé « A Random Difference Series for use in the Analyse of Time Series » American Statistical Association Journal ,29.

Son propos a été de démontrer que de telles séries offraient des configurations analogues à celles utilisées par les analystes techniques de l’époque ( donc des figures chartistes), à savoir des figures de retournement dites Tête Epaule, des canaux de tendances, des triangles haussiers ou baissiers,et que par conséquent, l’analyse chartiste était sujette à caution.
Nous pourrions ajouter aujourd’hui à cette liste des figures de chandeliers japonais, des moyennes mobiles qui se croisent de façon apparemment sympathiques- autant que peut l’être un croisement de moyennes-, et même si ça se trouve ( je n’ai pas eu le temps, ni l’envie d’essayer) des vagues d’Elliott sans doute de toute beauté…

Comme ces cours sont générés de façon totalement aléatoire par une méthode de Monte Carlo, ils satisfont aux conditions de l’hypothèse nulle, à savoir la non prédictibilité des tendances. Observer des telles figures sur des cours aléatoires ne peut donc qu’invalider le principe même de l’analyse technique qui vise à prévoir le sens de variation des cours avec ces mêmes figures, parce que prévoir de l’aléatoire pur, ce n’est pas possible.

Certes.
Seulement Working a fait là plutôt un amalgame qu’une démonstration.

Nous allons maintenant refaire l’expérience en la poussant beaucoup, beaucoup plus loin que Working ne l’a fait, faute de moyens…et à cause d’un léger à priori bien excusable.

Avant de continuer, voyons comment constituer notre matériel expérimental.
Heureusement, nous avons des ordinateurs puissant, de logiciels d’analyse technique qui font de superbe graphiques ( tous !), des statistiques à la demande et des systèmes de trading testables et corvéables à merci.
Pas besoin donc de chercher le matériel de laboratoire, nous l’avons déjà à notre disposition.

Vers le début
Il ne reste plus qu’à trouver des données aléatoires et de les transformer en cours de bourse fictifs.
Facile, me direz vous. N’importe quel tableur sérieux, ou langage de programmation LG3 a une fonction Random ( générateur de nombres aléatoires) qui permet de fabriquer des cours aléatoires en quelques secondes.

Facile, mais faux.
Générer artificiellement de vraies donnée aléatoires est une chose peu commode, et les séries aléatoires générées par ordinateur ne le sont pas exactement. On parle de générateurs pseudo aléatoires dans ce cas, et il n’est pas question de les utiliser ici, la critique serait immédiate et pleinement justifiée : Vos séries ne sont pas aléatoires !

Ah…
On ne va quand même pas tire à pile ou face 500 000 fois de suite et rentre les résultats à la main ?
Certes non, et il faudrait que la pièce soit sans défaut.

Il existe quelques méthodes éprouvées pour générer de vraies données aléatoires.
L’une d’elles, parmi les plus fiable, consiste à enregistrer les désintégrations radioactives d’une source. Si la loi de décroissance radioactive est parfaitement connue et stable au cours du temps, il n’en va pas de même au niveau atomique où la désintégration d’un atome peut être suivi de quatre autres, deux, treize, … bref, totalement imprédictible.
Rappelez vous du crépitement irrégulier d’un détecteur Geiger Muller…C’est de cela dont je vous parle.

Une autre méthode, plus onéreuse, consiste à observer avec une caméra vidéo munie d’un détecteur une dizaines de lampes décoratives ( lava lamps) qui faisaient fureur dans les années 1970 : Constituées d’un verre contenant une cire molle colorée qui se liquéfie au contact d’une lampe, les bulles de cire montent dans le liquide transparent et redescendent en se refroidissant. La forme de ces figures de liquides non miscibles est quasiment imprédictible. En observer dix à la fois permet de générer des nombres aléatoires d’excellente qualité.
D’autre méthodes à base de circuits électroniques générant une forme particulière de bruit sont également utilisées.

Bref, ce matériel est peu courant, et très cher.
Le mieux est d’acheter un CD Rom contenant de vraies séries aléatoires générées par l’une des méthodes précédentes.
Ce que j’ai fait auprès d’une société allemande spécialisée dans ce genre de produit.

Je sais que vous vous demandez qui peut bien acheter ce genre de CD Rom ?
Principalement les scientifiques, les statisticiens, qui ont besoin de telles données pour vérifier des hypothèses de travail diverses, et sans doute plus parlant, les casinos, et plus exactement les gens chargés du réglage des machines à sous, dont il est facile de comprendre qu’un mauvais réglage -favorable pour le joueur – de la machine qui doit le faire perdre sur le long terme, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour l’établissement.
D’où l’intérêt ici d’avoir des séries aléatoires les plus parfaites possibles.
Celles que j’ai achetées, par exemple, ont été validées en plus par une série de quinze tests reposant sur des principes différents, visant à tester l’hypothèse nulle.

Une chose est donc certaine : Nos données sont parfaitement aléatoires.

Bien. Maintenant comment transformer cela en cours de bourse ?
Avant de le faire, quelques mots sur les vraies données de bourse.
On s’intéressera ici aux données de marchés très liquides, qui en temps réel produisent plusieurs dizaines voire centaines de cotations à la minute. Peu ou prou ces cotations sont espacées d’un tick, ce terme désignant indifféremment dans le langage des traders soit l’intervalle minimal de variation du cours ( par exemple 0.5 point sur le future CAC40, 0.01 point sur le SP 500, 0.01 $ sur les actions USA) soit une cotation instantanée.

Pour fixer les idées, si le CAC 40 future cote 3005 à 15h 25min 01s, la prochaine cotation, si le cours change en baisse, ne pourra pas faire moins que 3004.5 et devra faire au moins 3005.5 si la variation suivante se fait à la hausse.
La variation élémentaire ne peut pas être inférieure au tick, sauf évidemment si l’on cote plusieurs fois la même valeur. Elle peut faire plusieurs ticks à la fois, mais sur les marchés très liquide, la variation moyenne est de l’ordre du tick...
[...]

Vers le début

CHAPITRE 14 – L’escroquerie aux systèmes de trading

On pourrait penser que le trading systématique présenté sous forme de programme informatique, donc objectif et testable par toute personne désireuse d’en vérifier la fiabilité, nous mettrait à l’abri des déconvenues issues de l’imprécision voulue ou non des promoteurs de méthodes de trading et autres choses aussi invérifiables qu’alléchantes.

Hélas non, et la situation peut même être pire car cette fois ci elle prend l’apparence de la froide rigueur de l’objectivité numérique,quant à la présentation du résultat.

Il suffit de parcourir les revues et sites Internet d’analyse technique aux USA pour se rendre compte qu’une kyrielle de systèmes de trading, prêts à l’emploi, donc déjà programmés et testés, sont proposés à la vente, avec naturellement tous les résultats chiffrés.

Or il n’y a rien de plus facile que de fabriquer un système de trading qui fonctionnera de fonction spectaculaire sur des données passées, pour peu qu’on limite son champ d’action à quelques supports.
Pour ce faire, les systèmes d’optimisation de paramètres sont la voie royale, et il est très facile de faire fonctionner un bête système de moyennes mobiles en déterminant les paramètres optimaux sur le passé.
Des techniques d’optimisation plus sophistiquées comme les algorithmes génétiques permettent d’aller encore plus loin dans ce processus appelé « overfitting », qui consiste à faire coller une logique parfois déficient en changeant les paramètres du système de telles sorte que ceux ci atténuent les défauts de la logique sous jacente.

Optimiser un système de trading est , du point de vue conceptuel, rien d’autre que d’adapter le comportement du système en connaissant à l’avance la réponse idéale qu’il doit donner.
N’importe qui ayant la connaissance du journal du lendemain peut vous faire d’excellentes prévisions boursières. Un système optimisé se comporte de la même façon.
Et comme dans la réalité personne ne peut acheter le journal du lendemain, personne ne pourra reproduire sur des données réelles les résultats d’un système de trading suroptimisé…après la date d’achat.

Vers le début
Comme en toute chose, les nuances existent. Je n’insinue pas que tous les systèmes proposés à la vente sont suroptimisés, puisque le concept d’optimisation fait partie du processus de développement par essai successif. Un développeur de système fait de l’optimisation sans le savoir lorsqu’il améliore son système par petites touches, même sans optimiser les paramètres. Et s’il n’utilise pas de données non vues pour tester objectivement les améliorations successives, il peut tomber malgré lui dans ce travers.

La plupart des sytèmes de trading sont vendus sous forme de « boîte noire », c’est à dire de code informatique exécutable sans que l’utilisateur puisse savoir de quoi il retourne. Cette démarche est légitime de la part du développeur qui souhaite protéger sa découverte de la copie. Le revers de la médaille étant que des développeurs peu scrupuleux ont profité de cette situation pour vendre des boîtes noires dont les résultats historiques présentés n’avaient aucun rapport en général avec les résultats obtenus après la fabrication de la boîte noire, en se croyant protégé par le fait que le code utilisé n’est pas lisible directement…

Mon propos vise donc plutôt les développeurs qui utilisent sciemment ce procédé pour présenter et vendre leurs systèmes ou leurs signaux sous un jour qui n’est pas conforme à la réalité, ce qui, selon le droit français, tombe sous le coup du délit d’escroquerie.

Non seulement cet état de fait pénalise les développeurs honnêtes ( il y en a, comme dans toute profession), mais les déceptions qui ont été vécues par les clients floués au cours des années on jeté un énorme discrédit sur une technique qui se voulait uniquement objective et évaluable scientifiquement.

Le fond du problème vient du fait qu’un développeur de systèmes de trading ne peut pas se permettre de publier les codes informatiques de ses travaux si sa seule source de revenus est celle qu’il tirera du travail fourni pour y parvenir. Dans le cas contraire, il ne gagnera quasiment rien et sera copié par d’autres, les formules et concepts mathématiques ne pouvant pas être brevetés. Donc la protection sous forme de boîte noire est parfaitement défendable pour le développeur honnête. Pour les autres, c’est devenu un moyen commode d’arnaque, la crédulité du public dans le domaine de l’analyse technique semblant être sans limite.

Une autre conséquence est que les tests de systèmes de trading sont maintenant très mals vus, y compris et surtout par les institutionnels et gros opérateurs, qui se sont fait largement plumer par des vendeurs de boîtes noires sans scrupules. Repasser derrière avec un brevet d’honorabilité auto décerné n’est pas chose facile, et la solution de remplacement qui a été trouvée et qui fait foi actuellement est celle du track record.
Vous avez un système de trading qui fonctionne ? Jouez le pour de vrai et gardez vos avis d’opéré. Dans quelques années, la profession estimera que vous avez fait vos preuves et acceptera votre système.
Cette attitude est tout aussi dangereuse et ne produit pas la moindre garantie : Un système de trading qui fonctionne pendant quelques années ne prouve pas forcément sa qualité. D’une part le système peut être modifié au cours du temps, sauf à mettre un huissier en permanence derrière le développeur, d’autre part il ne garantit aucunement contre l’effet de chance qui peut se produire au cours de la période de test, qui est de toute façon trop courte Enfin, et c’est là le plus grave, cette méthode cromagnonesque n’a pas d’équivalent dans l’industrie. Par exemple, en aéronautique, on demanderait à un constructeur de faire voler à ses frais toute une flotte d’avions pendant X années, de compter les accidents et seulement après, au vu des résultats, de lui passer une éventuelle première commande.
Je vois déjà leur tête chez Airbus ou Boeing…
Un avionneur a le droit de faire des simulations sur ordinateur, en soufflerie, ce qui ne choque personne ( le contraire provoquerait un tollé général). Nous, non, pas le droit.
Ceci ne tient pas debout, pas plus que le track record qui de surcroît retarde le développement virtuellement de plusieurs années alors que les simulations peuvent être parfaitement réalistes sous certaines conditions.

Quand vous êtes industriel, vous pouvez vous protéger par des brevets et jouer cartes sur table avec vos clients.
Quand vous développez des systèmes de trading, vous ne pouvez pas les breveter. Donc vous ne pouvez pas jouer la transparence, une fois le code de votre système connu, votre client n’a plus besoin de vous ni même de vous payer. Autant lui donner une disquette du code directement.

La situation légale actuelle force donc à une forme de clandestinité informatique légale : la boîte noire, permettant de diffuser et de tester sans dévoiler ce qui ne peut être protégé
[...]


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